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Myélite inflammatoire : myélite aigue transverse
Le terme de myélite suggère une origine inflammatoire qui peut se rencontrer dans des affections infectieuses (enterovirose), postinfectieuses (encéphalomyélite aigue disséminée), démyélinisantes chroniques (sclérose en plaques) ou au cours de maladies systémiques (lupus érythémateux disséminé). Les critères diagnostiques définissant le caractère inflammatoire du processus de myélite aigue transverse (MAT) proposés en 2002 par l’Académie Américaine de Neurologie et le groupe de travail sur la myélite aigue transverse (1) incluent :
- Un liquide cérébrospinal inflammatoire (>10 cellules/mm3 ou bandes oligoclonales) ou un réhaussement des lésions médullaires sans infection identifiée du système nerveux central.
- Horaire d’installation du déficit maximal supérieur à 4 h et inférieur à 21 j.
- Le terme transverse illustre le niveau, typiquement en bande, de l'atteinte sensitive.
Des études spécifiquement pédiatriques (2-5) ont cependant montré que les critères inflammatoires pouvaient manquer malgré un tableau clinique typique.
L'incidence annuelle de la MAT chez l'enfant de moins de 16 ans est estimée à 2/1 000 000 et représente 20% des MAT (2, 5).
Caractéristiques cliniques
La MAT se rencontre plutôt avant 3 ans ou après 10 ans (3, 5). Dans la moitié des cas, un épisode fébrile précède d’une dizaine de jour les signes neurologiques (3).
Les troubles sensitifs sont révélateurs dans la quasi totalité des cas associés à des troubles de la marche et urinaires, également quasi constants (3). Une douleur dorsale est rapportée 60-75% des cas (2).
Ce tableau clinique étant proche de celui de l’infarctus médullaire, il est important de rechercher soigneusement une pathologie d’allure virale survenue peu de temps avant l’épisode neurologique et l’absence de tout traumatisme. L’interrogatoire minutieux doit faire également préciser le moment d’apparition et l’évolution initiale des déficits, souvent plus soudains en cas d’ischémie.
Imagerie
L’hypersignal T2 intramédullaire sans systématisation artérielle est le signe le plus constant (>80%) (6). Il peut être unique, alors souvent thoracique, ou multiple (30-50%). Sur les coupes sagittales, ces hypersignaux T2 sont plutôt étendus, leur hauteur dépassant deux corps vertébraux dans la majorité des cas (6). Une hauteur dépassant trois corps vertébraux définit la myélite longitudinale extensive (5-7). Sur les coupes axiales, l’hypersignal est central avec une atteinte périphérique variable souvent symétrique (6) et occupant typiquement plus des deux tiers de la surface médullaire.
Les zones d'élargissement de la moelle (40-50%) sont bien visibles sur les séquences sagittales, entraînant une diminution des espaces liquidiens périmédullaires (6, 8). Les prises de contraste intramédullaires (20-30%) sont d'intensité souvent modérée (6). Les lésions peuvent apparaitre en hyposignal T1 (1/3) (5).
Cet hyposignal serait de mauvais pronostic.
Les éléments négatifs sont la normalité de signal de l’ensemble des corps vertébraux et des disques intervertébraux ainsi que l’absence de cavité syringomyélique, celle-ci étant toutefois exceptionnelle chez l’enfant. Une IRM médullaire initiale normale (5-20%) doit faire répéter l’examen dans les 24 à 48 h, certaines anomalies pouvant être alors mieux visibles. L'IRM cérébrale est normale en cas de MAT. La présence d'hypersignaux T2 cérébraux augmente de façon significative le risque d'une myélite révélant une sclérose en plaques ou une neuromyélite optique de Devic (9).

Les diagnostics différentiels sont parfois facilement écartés
Dans la sclérose en plaques, les hypersignaux T2 médullaires sont limités en hauteur et des plaques cérébrales sont typiques. Mais l’atteinte médullaire peut être isolée dans 20% des scléroses en plaques (10). Dans la neuromyélite optique, des auto-anticorps de l'Aquaporine 4 peuvent être présents. Il peut exister des hypersignaux T2 typiques des nerfs optiques et des régions postérieures du tronc cérébral. Des hypersignaux étendus de la subtance blanche hémisphérique avec atteinte des noyaux gris centraux évoquent une encéphalomyélite aigue disséminée. L’isolement direct, par sérologies ou PCR d'un germe (virus, bactérie ou champignon) affirme le diagnostic de myélite infectieuse.
Quelques autres causes plus rares ont été rapportées : déficit en vitamine 12, maladie métabolique comme la maladie d'Alexander ou certaines cytopathies mitochondriales. Toutes ces recherches (étude du LCR, auto-anticorps, agents infectieux, déficit en vitamines en particulier) sont nécessaires avant de poser le diagnostic de MAT idiopatique.
Traitement
Les bolus de stéroides sont à discuter rapidement. Des plasmaphérèses sont réalisées dans certains centres. Des études sur l'intérêt des immunoglobulines sont en cours (5).
Evolution
La MAT idiopathique de l'enfant évolue favorablement dans la moitié des cas (5). Cependant 40% des enfants gardent un déficit moteur, sévère pour près de 30% des enfants. Des troubles sphinctériens peuvent également persister (3, 5).
Références
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- 2. Wolf VL, Lupo PJ, Lotze TE. Pediatric acute transverse myelitis overview and differential diagnosis. J Child Neurol 2012;27:1426-1436.
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- 10. Palisis S, Hayes LL. Acquired pathology of the pediatric spine and spinal cord. Pediatr Radiol. 2015;45 Suppl3):S420-S432.